novembre 18, 2011 0

Quand Fitting-room rencontre Yelle!

By in 03 | From Los Angeles


Yelle était de passage à Los Angeles pour un concert détonnant et étonnant!
Pas que je n’aime pas Yelle bien au contraire, son peps, son style, son univers me donneraient presque envie de devenir chanteuse surtout si j’enfile sa combi féline. Et autant vous dire, les Angelins, eux aussi, en sont fans… même s’ils ne comprennent  rien, on a surpris certain en train de fredonner chaque morceau, (assez drôle d’entendre les amerloques chanter en yaourt.), voir même copier son style: on ne comptait plus les legging flashy American Apparel. Après 2 heures de show et de« Safari Disco Club », on a eu envie de lui poser la question d’où venait son inspiration vestimentaire. Si Yelle expérimente beaucoup avant de trouver le bon son et la bonne tonalité de ses morceaux, en mode, c’est pareil, elle fonctionne  au coup de cœur et à l’intuition.

Fitting-room l’a rencontrée en exclusivité ce lundi 14 novembre @ The Wiltern.

Comment naissent les tenues que tu portes sur scènes ?
Elles sont le résultat de rencontres. Au départ, je faisais du bricolage avec des vêtements ou accessoires que j’achetais chez American Apparel, des pièces prêtées ou que j’avais chez moi. J’expérimentais en les associant. Mais attention, je coupe mais ne cous pas (rire).

Et puis, sur Pop Up, ton 1er album, il y a eu cette rencontre avec Jean-Charles de Castelbarjac ?
Son apport a été déterminant. Il a déclenché des envies et nous a ouverts à autre chose.  On a rencontré sur le tournage du clip de « Ce jeu » Jean-Paul Lespagnard, avec qui il y a eu une réelle connexion. On a imaginé des pièces avec lui pour la pochette de l’album « Safari Disco Club » (sorti en mars 2011, ndlr). Et ça s’est décliné sur le live. Il est important pour moi d’avoir une histoire particulière avec les créateurs. Je ne vois pas l’intérêt de prendre un vêtement, de le porter et de le rendre. J’ai besoin d’établir une relation, de discuter, de partager un avis sur les tissus, d’accorder la tenue à l’ambiance de l’album.

D’où sort ta combinaison rouge à tâches de léopard ?
Cette combinaison est une surprise de Brian Lichtenberg, qui est de Los Angeles. Je me suis rendue chez lui pour récupérer une robe sur mesure. Et il m’avait mis de côté cette combi que j’ai immédiatement adoptée pour son confort qui facilite mes mouvements en concert. Et puis, elle a un caractère fort. Je l’adore.

Le vêtement est une manière d’habiter un personnage scénique ?
Il y a quelque chose de ça, même si ce n’est pas vraiment habiter. C’est plus une continuité de ma personne. C’est ma partie extravertie longtemps enfuie et dont j’ignorais le moyen d’exprimer. Avec Yelle, je peux mieux extérioriser cette facette de ma personnalité, la mettre en lumière et ça passe par une tenue ou le maquillage. Et puis je trouve cool de voir un groupe sur scène habillé spécialement pour l’occasion. Durant notre concert, les garçons arborent une tenue, moi, je porte toujours une espèce de gros buisson pour l’entrée sur scène et puis je change de tenue. Ça me plaît de proposer des choses aux gens.

Ton dernier coup de cœur de la vie de tous les jours ?
J’ai découvert, grâce à une fille sur facebook, House of Matching Colors, d’une jeune créatrice argentine. Elle avait une collection capsule chez Opening Ceremony, un magazin de L.A., et j’ai acheté un Perfecto avec des grandes lanières en cuir sur les manches. De ce coup de cœur est né une correspondance par mail et un vêtement pour le live.  Elle m’a confectionné une petite robe, avant de me promettre de me faire une tenue plus élaboré pour notre date parisienne, mi-décembre. J’ai également la même approche avec Renault, qui a une marque qui s’appelle « Midnight Rendez-vous ». Il travaille énormément sur les formes. Le contact est bien passé, du coup, on essaie de faire des choses ensemble.

Après l’Amérique latine et un retour aux USA, Yelle donnera un dernier concert à Paris, le 13 décembre prochain, à l’Alhambra.

nl.


Comments

comments

Powered by Facebook Comments

Leave a Reply